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1-14
Adele FRANCESCHETTI (Univ. Federico II, Napoli, Italie), L’armonia della lira tra storia, musica e archeologia. L’evidenza egea del II millennio a.C.
Résumé
Auteur(s) : Adele FRANCESCHETTI (Univ. Federico II, Napoli, Italie)
Titre : L’armonia della lira tra storia, musica e archeologia. L’evidenza egea del II millennio a.C.
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 1-14
Résumé :
Un courant récent d’étude sur la diffusion des instruments de musique dans la culture grecque, de même que sur la genèse du cycle heptaphonique et de la lyre à sept cordes, instrument privilégié de l’aristocratie grecque archaïque, revendique une date très haute pour leur adoption, jusqu’à l’Âge du Bronze égéen. La musique grecque archaïque semble poursuivre, dès lors, une tradition palatiale, dans la mesure où la lyre pourrait avoir été l’instrument privilégié dans les cours mycéniennes. Ce contexte est précisé non seulement par les représentations de musiciens et d’instruments de musique dans des contextes minoen et mycénien, mais aussi par des titres désignant les musiciens professionnels attestés en Linéaire B. Tout cela permet d’inscrire la culture égéenne dans une koinè musicale qui trouve son arrière-plan en Mésopotamie, ce qui fait des Minoens un lien essentiel entre traditions proche-orientales et monde mycénien.
Abstract:
A recent stream of studies on the spread of musical instruments within Greek culture, as well as on the genesis of the heptatonic cycle and of the seven stringed lyre – preferred instrument of archaic Greek aristocracy – has presumed a very early acquisition of these instruments, namely during the Aegean Bronze Age. Therefore, palatial traditions seem to have been pursued by archaic Greek music, as the lyre could represent the Mycenaean Court’s favourite musical instrument. This description is corroborated and detailed not only by paintings representing musicians and musical instruments from Minoan and Mycenaean areas but also by possible official titles designating professional musicians attested in Linear B. These findings place Aegean cultures in a musical koiné, which has its own background in Mesopotamia, and identify Minoans as a crucial link between Near Eastern traditions and the Mycenaean world.
15-22
Ioanna L. HADJICOSTI (Univ. College of London, Grande-Bretagne), Apollo at the Wedding of Thetis and Peleus: Four Problematic Cases
Résumé
Auteur(s) : Ioanna L. HADJICOSTI (Univ. College of London, Grande-Bretagne)
Titre : Apollo at the Wedding of Thetis and Peleus: Four Problematic Cases
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 15-22
Résumé :
Les noces de Pélée et de Thétis sont l’une des histoires les plus célébres de la tradition. Elles sont toujours décrites comme une occasion heureuse où les dieux ont béni l’union d’une des leurs et d’un mortel exceptionnel. Cependant, bien que ceci ne soit jamais explicitement dit, Achille, l’enfant né de cette union, devait mourir à Troie après quelques années de la main même d’Apollon, l’un des invités éminents de la noce, qui entretenait une relation particulière avec Thétis. Le problème est généralement passé sous silence dans les descriptions de la noce, mais quatre auteurs y font toutefois allusion. Il s’agit d’une allusion dans l’Iliade (livre XXIV), d’une accusation directe chez Eschyle (fr. 350), d’une accusation subtile chez Quintus de Smyrne (livre III) et, finalement, de l’absence d’Apollon dans la scène de la noce chez Catulle (Carm. 64).
Abstract:
The wedding of Peleus and Thetis is one of the most celebrated stories in the tradition. It is always described as a happy occasion where the gods met and blessed the union of one of their kind to an exceptional mortal. In the tradition there are often many positive references to Achilles in the wedding scene, the child that was to be born from that union. However, although this is never explicitly said, Achilles is also the child that was to die at Troy after some years at the hands of Apollo, one of the most prominent guests at the wedding and indeed one that had a special relationship with Thetis. The problem is usually excluded from descriptions of the wedding. There are nevertheless few occasions where a poet alludes to the problem in a more or less direct way. This paper discusses four such cases. These include a hint in the Iliad, a direct accusation in Aeschylus fr. 350, an elaborate accusation in Quintus Book III and finally the absence of Apollo from the wedding scene in Catullus 64.
23-39
Claudia N. FERNÁNDEZ (Univ. nacional de La Plata, Argentine), Herondas por Herondas: autoficción en el mimo helenístico
Résumé
Auteur(s) : Claudia N. FERNÁNDEZ (Univ. nacional de La Plata, Argentine)
Titre : Herondas por Herondas: autoficción en el mimo helenístico
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 23-39
Résumé :
Ce travail propose une étude de l’image de l’écrivain qui s’inscrit au sein de la production d’Hérondas. À ce propos, on suggère une révision des passages métafictionnels – surtout ceux qui se présentent à l’intérieur des mimes VIII, IV et VI – capables de dévoiler comment l’auteur réussit non seulement à construire sa voix poétique, mais aussi à contrôler le rapport avec son public et à affirmer ses attentes concernant la façon dont il doit être lu. Ces passages permettent ainsi de revenir sur les réflexions autour du type de récepteur historique de ces courts drames hellénistiques.
Abstract:
In order to explore the writer’s image inscribed in Herondas’s work, this paper examines metafictional passages – mostly those of mimes VIII, IV and VI – that reveal how Herondas not only constructs his poetic voice but also takes control of the relationship with his audience, and furthermore, reveals his expectations concerning how he should be read. Such passages induce a rethinking of who were the historic receptors of these little Hellenistic dramas.
41-69
R.D. CROMEY (Virginia Commonwealth Univ., USA), Apollo Patroos and the Phratries
Résumé
Auteur(s) : R.D. CROMEY (Virginia Commonwealth Univ., USA)
Titre : Apollo Patroos and the Phratries
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 41-69
Résumé :
Selon la bibliographie récente sur les composantes de la citoyenneté athénienne des Ve-IVe siècles, il fallait être membre de l’un des groupes privés appelés «phratries ». Parmi les « preuves » avancées, on s’appuie sur les témoignages selon lesquels tout citoyen devait « posséder », c’est-à-dire être reconnu comme propriétaire d’un culte du dieu de la phratrie, Apollon Patroos. Cependant, les sources littéraires, épigraphiques, et archéologiques signalent que ce dieu était, au contraire, un dieu « étatique », accessoire dans la vie de la phratrie privée, que son culte ne s’établit qu’au IVe siècle, en se prolongeant bien après la disparition des phratries vers 100 av. J.-C. et pendant la période impériale. La « preuve » fondée sur le culte d’Apollon Patroos se révèle aussi faible que les autres hypothèses censées établir que, pour être citoyen, il fallait être membre d’une phratrie.
Abstract:
In our continuing reevaluation of Classical Athenian citizenship’s character, recent scholarship has come to conclude that, to be a citizen, one also needed membership in one of the private groups called the phratry. One proof cited for the fact that citizenship required phratry membership is that, according to ancient testimony, every citizen must “own”, viz., be recognized as participating in, a cult of the phratry god Apollo Patroos. A thorough exami¬nation of literary, epigraphic, and archaeological evidence indicates that, on the contrary, Apollo Patroos was not a phratry god, was a civic god tangential to private phratry life, and that his cult probably was instituted only in the fourth century, continuing into Roman imperial times, long after phratries were extinguished. The ‘proof’ built on Apollo Patroos’ cult is as insubstantial as the few other hypotheses used to prove that citizenship required phratry membership.
71-84
Beate DIGNAS (Somerville College, Oxford, Grande-Bretagne), Benefitting Benefactors: Greek Priests and Euergetism
Résumé
Auteur(s) : Beate DIGNAS (Somerville College, Oxford, Grande-Bretagne)
Titre : Benefitting Benefactors: Greek Priests and Euergetism
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 71-84
Résumé :
Pas de résumé fourni.
85-117
Emily A. HEMELRIJK (Univ. of Utrecht, Pays-Bas), Priestesses of the Imperial Cult in the Latin West: Benefactions and Public Honour
Résumé
Auteur(s) : Emily A. HEMELRIJK (Univ. of Utrecht, Pays-Bas)
Titre : Priestesses of the Imperial Cult in the Latin West: Benefactions and Public Honour
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 85-117
Résumé :
Poursuivant la recherche inaugurée par l’article sur les « prêtresses du culte impérial en Italie et les provinces occidentales de l’Empire romain : titres et fonction » publié dans L’Antiquité Classique 74 (2005), p. 137-170, cette étude examine les relations qui existaient entre la prêtrise du culte impérial, les bienfaits consentis par les prêtresses et les honneurs publics qui leur étaient conférés dans les cités d’Italie et dans les provinces occidentales de l’Empire romain aux trois premiers siècles de notre ère. On constate que ces relations étaient plus complexes qu’on ne l’imagine habituellement.
Abstract:
This article, which is a sequel to the article on “priestesses of the imperial cult in the Latin West: titles and function” in L’Antiquité Classique 74 (2005), p. 137-170, examines the possible connections between the priesthood, benefactions and public honour of priestesses of the imperial cult in the cities of Italy and the western provinces of the Roman Empire in the first three centuries AD. It is argued that the relation between their priesthood, civic generosity and public honour is both looser and more complex than is usually assumed.
119-131
Michel CHRISTOL (Univ. de Paris 1, France), L(ucius) Cassius Manilianus à Lilybée : le curateur de la cité et ses administrés
Résumé
Auteur(s) : Michel CHRISTOL (Univ. de Paris 1, France)
Titre : L(ucius) Cassius Manilianus à Lilybée : le curateur de la cité et ses administrés
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 119-131
Résumé :
Une inscription de Lilybée, relative à L(ucius) Cassius Manilianus, questeur de la province de Sicile et curateur de la cité (AE 1990, 438), comporte un éloge du personnage qui associe diverses vertus, l’abstinentia, la patientia, la praestantia. La première appartient sans aucun doute au registre de l’éloge du bon représentant de l’État, tandis que les deux autres sont plus appropriées à l’éloge d’un patron de cité. En rassemblant d’autres inscriptions faisant connaître des curateurs de cités, on peut montrer que, souvent, l’activité de ces responsables n’était pas exempte d’interventions en faveur de ses administrés, à l’instar d’un patron.
Abstract:
An inscription from Lilybeia, related to L(ucius) Cassius Manilianus, quaestor in the province of Sicily and city curator (AE 1990, 438), includes praise for the individual who combines various virtues, abstinentia, patientia, and praestantia. The first, without question, relates to praise for the good representative of the State, while the other two are more appropriate to praise for the patron of the city. In gathering other inscriptions introducing the city curators, it can be demonstrated that often the activity of these officials was not exempt from interventions in favour of the citizens to whom they were responsible, as a patron.
133-141
Claire GRANVALLET (Antony, France), Marinianus, successeur désigné de Gallien
Résumé
Auteur(s) : Claire GRANVALLET (Antony, France)
Titre : Marinianus, successeur désigné de Gallien
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 133-141
Résumé :
La question de la légitimité et de la continuité du pouvoir impérial se pose avec acuité après 260. Une fois Valérien capturé et Salonin tué, le collège impérial, comptant alors trois générations, se limite à Gallien et à l’impératrice. Cependant, un multiple de bronze de Gallien montre au revers un quadrige allant à droite avec un homme debout, posant sa main droite sur l’épaule de l’enfant debout devant lui. Chacun de ces personnages est couronné par une victoire. La légende est mutilée, difficilement lisible mais mentionne un personnage, Marinianus, sans doute consul en 268. L’identification de l’enfant représenté et l’interprétation de la scène figurée feraient de Marinianus non le troisième enfant de Gallien, mais sans doute un cousin ou un neveu du princeps. Il apparaît alors comme le successeur désigné de l’empereur, garant de la continuité dynastique.
Abstract:
The issue of the legitimacy and continuity of the imperial power was a serious issue after 260. After Valerianus was captured and Saloninus killed, the imperial college, which had encompassed three generations, came to be restricted to Gallienus and the empress. However, the reverse of a Gallienus medallion depicts a quadriga moving to the right with a man standing, putting his hand on the shoulder of the child standing in front of him. Each of them is crowned by a Victory. The legend is defaced and difficult to read, but does, however, mention a character by the name of Marinianus, who must have been a consul in 268. The correct identification of the child represented and the correct interpretation of the depicted scene would make Marinianus not the third child of Gallienus, but very likely a cousin or nephew of the princeps. Thus, he is to be seen as the princeps’ chosen successor, who guarantees dynastic continuity.
143-154
Monique DONDIN-PAYRE (CNRS, Paris, France), Du nouveau dans un dossier original : la fusaïole inscrite de Mâcon (Saône et Loire), la fusaïole inscrite de Nyon (Confédération helvétique)
Résumé
Auteur(s) : Monique DONDIN-PAYRE (CNRS, Paris, France)
Titre : Du nouveau dans un dossier original : la fusaïole inscrite de Mâcon (Saône et Loire), la fusaïole inscrite de Nyon (Confédération helvétique)
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 143-154
Résumé :
Les fusaïoles épigraphes constituent une série d’objets dont l’importance est maintenant avérée; elles sont en nombre réduit – une vingtaine d’exemplaires, tous en Gaule, tous en schiste d’Autun. Toute addition ou complément à ce corpus revêt donc un intérêt particulier. La relecture d’une fusaïole inscrite de Mâcon montre l’importance de détails véniels en apparence : me, me felix doit être corrigé en eme me, felix. Précédemment considérée comme une amulette, la fusaïole a retrouvé sa place comme instrument textile, et son intitulé a révélé, comme celui des autres, un caractère élaboré, avec un jeu sur les mots et sur les registres, dont celui des allusions coquines. Le parallèle avec une fusaïole inscrite (aue vimpi) découverte récemment à Nyon (Confédération helvétique) renforce l’interprétation, révélatrice de la place de la femme et de la maîtrise de l’écrit dans la vie quotidienne. Il apporte en outre un éclairage sur la fusion entre les langues latine et celte.
Abstract:
The importance of epigraph spindle-whorls is nowadays an acknowledged fact; this very limited series consists of slightly more than twenty items from Gauls, all carved from Autun oil shale. Any addition to this corpus, any extension, is therefore especially interesting. The checking of an inscribed spindle-whorl from Mâcon shows how important small details can be: me, me felix must be amended to eme me, felix. Far from being an amulet, the spindle-whorl has now found its place among textile exhibits; its wording is as subtle as that of the others, including double meanings, and erotic puns. Comparison with an inscribed (aue vimpi), spindle-whorl from Nyon (Switzerland) confirms the interpretation, which proves women’s part in society, the mastering of writing in everyday life. Moreover it clarifies the mixing process of Latin and Celtic languages.
155-160
Pascale HUMMEL (Paris, France), Émile Egger, historiographe des mutations philologiques
Résumé
Auteur(s) : Pascale HUMMEL (Paris, France)
Titre : Émile Egger, historiographe des mutations philologiques
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 75
Date : 2006
Pages : 155-160
Résumé :
À la fois philologue et historien de la philologie, Émile Egger (1813-1885) a laissé une œuvre originale, où l’étude des langues et des textes anciens s’articule étroitement à l’historiographie des savoirs philologiques et grammaticaux. Cet article propose une analyse synthétique de l’ensemble de ses écrits.
Abstract:
Émile Egger (1813-1885), who was a philologist as much as a historian of philology, has left a work of great originality, where the study of languages and of ancient texts interacts closely with the historiography of philological and grammatical knowledge. This paper provides a synthetical analysis of his complete writings.
Mélanges
161-163
Christopher COLLARD (The Queen’s College, Oxford, Grande-Bretagne), Euripides, Cresphontes F 456 TrGF (= Cresphontes Fr. 4 Jouan-Van Looy)
165-169
Maria Grazia BAJONI (Univ. cattolica del Sacro Cuore, Milano, Italie), Per l’esegesi di P.Fay 2 (= Pack² 1923; London, British Library 1192)
171-175
Neil ADKIN (Univ. of Nebraska at Lincoln, USA), Further Vergilian Etymologizing: Georg., 3, 515-6; Aen., 1, 500-1; Aen., 6, 285-7
Chroniques
177-193
Willy EVENEPOEL (KULeuven, België), Seneca’s Letters on Friendship: Notes on the Recent Scholarly Literature and Observations on Three Quaestiones
195-204
Simon BYL (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Autour du vocabulaire médical d’Aristophane : le mot sans son contexte
205-212
Adrian ROBU (Univ. de Neuchâtel, Suisse), Chronique mégarienne. À propos d’un livre récent portant sur les cités mégariennes de Sicile
213-223
Guido SCHEPENS (KULeuven, België), Words and Deeds. Miscellanea on Greek Diplomacy
225-230
Herman MUSSCHE (Univ. Gent, België), More about the Silver-Rich Lead of Ancient Laurion
231-247
Athéna TSINGARIDA (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Ceramologica Graeca (IV)
Comptes rendus
249-689
