Allocution prononcée à l’occasion du 75e anniversaire de la fondation de L’Antiquité Classique, le 5 mai 2007, au Musée royal de Mariemont, par Georges RAEPSAET
Articles
1-23
Yves DUHOUX (Univ. catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique), Le linéaire B note-t-il une langue vivante ou figée ? Les leçons de Cnossos
Résumé
Auteur(s) : Yves DUHOUX (Univ. catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique)
Titre : Le linéaire B note-t-il une langue vivante ou figée ? Les leçons de Cnossos
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 1-23
Résumé :
On considère très généralement que les premiers textes grecs connus, ceux qui sont écrits en linéaire B, notent une langue figée et artificielle, fort différente du grec vivant de l’époque. Le présent article veut examiner dans quelle mesure cette opinion est exacte. Le critère utilisé sera la fréquence des variations orthographiques dans les mots mycéniens. Le corpus de référence sera un ensemble de textes cnossiens qui sera systématiquement comparé à six échantillons grecs alphabétiques (inscriptions, papyrus) datant du Ve s. avant au IIIe s. après J.-C. La conclusion de l’étude est que les textes mycéniens sont incomparablement plus flexibles que les documents alphabétiques. Ceci démontre que la langue notée par le linéaire B n’était nullement figée, mais vivante – et que les scribes mycéniens écrivaient probablement leur prononciation réelle.
Abstract:
There is a very great tendency to consider that the first known Greek texts, those written in Linear B, show the use of a fixed and artificial language, considerably different from the living Greek of its time. This paper aims to examine to what extent this opinion is correct. The criterion used will be the frequency of orthographic variations in the Mycenaean words. The reference corpus will be a group of texts from Knossos, which will be systematically compared with six Greek alphabetic samples (inscriptions, papyrus) dating from the 5th century B.C. to the 3rd century A.D. The conclusion of the study is that the Mycenaean texts are incomparably more flexible than the alphabetic documents. This demonstrates that the language written in Linear B was by no means fixed, but was living – and that the Mycenaean scribes probably wrote down their actual pronunciation.
25-38
Bernadette MORIN (Univ. de Limoges, France), Du tison au flocon : Méléagre et l’Héraclès des Trachiniennes
Résumé
Auteur(s) : Bernadette MORIN (Univ. de Limoges, France)
Titre : Du tison au flocon : Méléagre et l’Héraclès des Trachiniennes
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 25-38
Résumé :
Le flocon de laine au moyen duquel Déjanire enduit la tunique destinée à lui rendre l’amour d’Héraclès est un détail qui reste pour nous exclusivement attaché à la fin du héros sophocléen. Un certain nombre de convergences entre cette mise en œuvre dramatique de la fin d’Héraclès et les autres versions de la légende qui nous sont parvenues laisse à penser que le motif du flocon a peut-être été inspiré par le tison de la légende de Méléagre. Héros panhelléniques, chasseurs chevronnés, Méléagre et Héraclès voient leur vie croiser la lutte que se livrent indirectement deux dieux – Dionysos et Artémis – et en cette circonstance leur sort dépend d’une femme irréfléchie. Le motif du tison est sans doute apparu dans la légende de Méléagre à la fin de l’époque archaïque : riche en efficacité scénique au moment où les mythes sont remaniés pour une mise en œuvre théâtrale, il a peut-être montré la voie au flocon.
Abstract:
The wool flock with which Dejanira smears the tunic intended to regain Heracles’ love for her is a detail that remains for us exclusively attached to the death of Sophocles’ hero. A certain number of convergences between this dramatic enactment of Heracles’ death, and the other versions of the legend that have been passed down to us, suggest that the motif of the flock may have been inspired by the fire brand in the Meleagros legend. The Pan-Hellenic heroes Meleagros and Heracles get involved during their lifetime in the indirect fight between Dionysos and Artemis and, on this occasion, their destiny depends upon an irresponsible woman. The motif of the brand probably appeared in the legend of Meleagros at the end of the archaic epoch: rich as it is in scenic efficiency at a time when the myths were being adapted for the theatre, it may have shown the way towards the flock.
39-50
Viviana GASTALDI (Univ. nacional del Sur, Bahia Blanco, Argentine), Embajadores trágicos: la retórica del κῆρυξ en Heraclidas de Eurípides
Résumé
Auteur(s) : Viviana GASTALDI (Univ. nacional del Sur, Bahia Blanco, Argentine)
Titre : Embajadores trágicos: la retórica del κῆρυξ en Heraclidas de Eurípides
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 39-50
Resumen :
Las fuentes de la historia – especialmente la obra de Heródoto y Tucídides – testimonian la presencia de embajadores en conflictos interestatales del mundo griego. Dotados de ciertos privilegios e inmunidad diplomática, estos enviados exhiben en sus discursos determinados rasgos argumentativos que configuran una retórica propia. Teniendo en cuenta tales elementos, el propósito de este trabajo es relevar, en la retórica de los heraldos que atestigua el género trágico, los mismos tópicos de los que da cuenta la historia. En este sentido, se analiza el discurso del κῆρυξ en Heraclidas de Eurípides y se esbozan las características argumentativas de este tipo de personaje.
Abstract:
Historical sources – in particular Herodotus and Thucydides – show the frequent presence of ambassadors in several interstate conflicts around the Greek world. Having been granted some privileges and diplomatic immunity, these envoys used to offer in their speeches a number of argumentative strategies that were able to consolidate a very specific use of rhetoric. By taking these aspects into account, the purpose of this paper aims at identifying in the heralds’ rhetoric – as perceived in the tragic genre – the same topics that are transmitted by historical testimonies. In this sense, the speech of the κῆρυξ in Euripides’ Heraclidae is studied and the argumentative characteristics of this kind of character are analysed.
51-62
José SOLANA DUESO (Univ. de Zaragoza, Espagne), Platón: la transición a la ciudad ideal
Résumé
Auteur(s) : José SOLANA DUESO (Univ. de Zaragoza, Espagne)
Titre : Platón: la transición a la ciudad ideal
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 51-62
Resumen :
Este artículo analiza dos cuestiones relacionadas. La primera se pregunta si la propuesta platónica de ciudad ideal es meramente teórica, como sostienen muchos estudiosos, o si, por el contrario, debe entenderse en un sentido práctico. El artículo argumenta a favor de esta segunda posibilidad. La segunda cuestión, a partir del postulado platónico de unión entre filosofía y poder, indaga sobre un modelo de transición a la ciudad perfecta que consistiría en un gobierno de poder centralizado, formado por un tirano virtuoso asociado con un filósofo legislador. De este modo el proceso lineal de degradación política que se describe en el libro VIII de la República, debería entenderse como un proceso cíclico. Así lo sugieren algunos comentarios del propio Platón y así lo afirma de modo explícito un texto de Aristóteles en la Política.
Abstract:
This paper analyses two related issues. Firstly, we ask whether the platonic proposal for the ideal city is merely a theoretical one, as many scholars maintain, or whether it must be understood in a practical sense. The article argues in favour of the second possibility. Secondly, assuming the Platonic postulate of an union between philosophy and political power, the paper searches for a model of transition to the perfect city, which would consist of a government of centralized power, formed by a virtuous tyrant associated with a good legislator (philosopher). In this way, the linear process of political degradation, which is described in book 8 of the Republic, would have to be understood as a cyclical process. This is suggested by some Platonic remarks and is explicitly asserted by an Aristotelian text in Politics.
63-88
Panayotis IOSSIF (Univ. de Liège) – Catharine LORBER (Woodlands Hills, USA), Laodikai and the Goddess Nikephoros
Résumé
Auteur(s) : Panayotis IOSSIF (Univ. de Liège) – Catharine LORBER (Woodlands Hills, USA)
Titre : Laodikai and the Goddess Nikephoros
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 63-88
Résumé :
L’article traite de l’identité de la divinité Nicéphore sur les bronzes d’Antiochos IV provenant des différents ateliers séleucides. À travers un processus de comparaisons iconographiques – notamment avec les empreintes de sceaux – et religieuses – le rôle assumé par Aphrodite dans le cadre du culte des reines hellénistiques –, l’étude examine la possibilité d’une représentation d’une reine séleucide sous les traits de la déesse Nicéphore. Deux possibilités sont considérées : Laodice III, la mère d’Antiochos IV, et Laodice IV, son épouse-sœur. Les documents iconographiques et les témoignages religieux favorisent une identification avec la reine-mère. La circulation orientale de ces monnaies permet d’examiner la possibilité d’une identification de la Nicéphore à Nanaia/Nâna, déesse assimilée à Aphrodite et à Artémis. Les bronzes à la Nicéphore démontrent la complexité de la lecture de l’iconographie royale séleucide, destinée à des milieux ciblés et des contextes culturels différents.
Abstract:
Bronze coins of Antiochos IV shows a goddess Nicephorus who shares in the king’s epiphany. She is a rare form of Aphrodite, previously associated in the deification of two Hellenistic queens, including the Seleukid Stratonike. The older cult of Aphrodite Nikephoros at Argos characterized her as a matrimonial deity. Her presence on coins or seals of scattered Seleukid cities suggests the establishment of a state cult for a female relation of Antiochos IV, either his wife, Laodike IV, or his mother, Laodike III. The former was the first Seleukid queen portrayed on coinage; the visual evidence supports the theory that she was the daughter of Antiochos III and married her three brothers in succession. Laodike III had already been the object of an ephemeral (?) state cult ordained by Antiochos III and was worshipped as Aphrodite Laodike in a city cult of Iasos. In the east, the Nikephoros was probably understood as the Sumerian goddess Nanaia/Nanâ, assimilated to Aphrodite and Artemis.
89-98
Duane W. ROLLER (The Ohio State Univ., USA), The Lost Building Program of Marcus Antonius
Résumé
Auteur(s) : Duane W. ROLLER (The Ohio State Univ., USA)
Titre : The Lost Building Program of Marcus Antonius
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 89-98
Résumé :
Les sources littéraires antiques ne livrent aucune attestation d’un quelconque programme de construction de Marc Antoine à Rome. Il s’agit donc du seul Romain célèbre de la fin de la République qui n’a pas été un constructeur au sein de la cité. Ce constat est étonnant. À la mort de César, il était l’homme le plus puissant de Rome. La reconstitution d’un programme de construction reste de l’ordre de l’hypothèse, mais il est probable que le temple de Mars Ultor en a été la pièce maîtresse. Octavien en aurait fait le vœu à Philippes, un fait curieusement ignoré par la plupart des sources, dont Auguste lui-même dans les Res gestae. Le bon sens commande qu’Antoine, considéré par tous ses contemporains comme le chef, le vainqueur et le vengeur de César, ait prononcé le vœu, que reflète peut-être une monnaie de 42 av. J.-C. D’autres éléments du programme de construction sont difficiles à appréhender, mais il pourrait avoir inclus le temple du divin Jules et la curie Julia. Le nouveau régime a repoussé la mise en œuvre de ces projets après la mort d’Antoine et, contrôlant l’histoire, les a alors attribués au vainqueur.
Abstract:
Ancient literary sources give no evidence for any building program in Rome by Marcus Antonius, and thus he is the only prominent Roman at the end of the Republic who was not a builder in the city. This strains credulity. Upon the death of Caesar he was the most powerful man in Rome. Reconstruction of his building program must remain speculative, but it is probable that the Temple of Mars Ultor would have been its centerpiece. Octavian allegedly vowed this at Philippi, a fact suspiciously ignored by most sources, even Augustus himself in the Res gestae. Common sense dictates that Antonius, seen by all at that time as the leader, victor, and avenger of Caesar, would have made the vow, which is perhaps reflected in a coin of 42 BC. Other elements of the Antonian building program are difficult to come by, but may include the Temple of Divine Julius and the Curia Julia. Control of history by the new regime delayed these projects until after the death of Antonius and then attributed them to the victor.
99-117
Myrto GARANI (Univ. of Patras, Grèce), Propertius’ Temple of Jupiter Feretrius and the spolia opima (4.10): a Poem not to be read?
Résumé
Auteur(s) : Myrto GARANI (Univ. of Patras, Grèce)
Titre : Propertius’ Temple of Jupiter Feretrius and the spolia opima (4.10): a Poem not to be read?
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 99-117
Résumé :
Le thème de cette étude est l’élégie 4, 10 de Properce, où le poète fournit l’étiologie du nom du temple de Jupiter Feretrius et des spolia opima. En se fondant sur une double équation, celle qui associe Properce et Callimaque – explicitement énoncée – et celle de Romulus et Auguste – seulement suggérée – la relation étroite de ce poème avec les autres élégies étiologiques du livre 4 est soulignée. On en conclut que 4, 10 joue un rôle de pivot dans le nouveau plan de Properce. En tant que dernière du groupe, cette élégie constitue une sorte de point d’orgue de tout son projet étiologique.
Abstract:
The focus of this paper is Propertius’ elegy 4.10, in which the poet presents us with the aetiology of the name of the temple of Jupiter Feretrius and the spolia opima. On the basis of a double equation – that of Propertius with Callimachus, as explicitly stated, and that of Romulus with Augustus, as implicitly suggested – the close relationship of this poem with the other aetiological elegies of Book 4 is underpinned. Taking this into account, it is argued that 4.10 plays a pivotal role in Propertius’ new plan. In fact, as the last in the group, this elegy constitutes a kind of culmination of his aetiological project.
119-132
Agnès MOLINIER ARBO, À qui profitait la conjuration de Lucilla ? Réflexions sur un passage des Caesares de Julien
Résumé
Auteur(s) : Agnès MOLINIER ARBO
Titre : À qui profitait la conjuration de Lucilla ? Réflexions sur un passage des Caesares de Julien
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 119-132
Résumé :
Les circonstances de la conjuration que Lucille, la deuxième fille de Marc Aurèle, ourdit contre son frère Commode peu après l’avènement de celui-ci sont relativement bien connues grâce aux témoignages conjoints de Dion Cassius, d’Hérodien et de l’Histoire Auguste. On comprend en revanche mal à qui la jeune femme destinait l’Empire; ses complices, Claudius Pompeianus Quintianus et M. Ummidius Quadratus touchaient certes de fort près à la famille impériale mais constituaient une alternative peu crédible aux yeux des sénateurs et des anciens amis de Marc Aurèle qui soutenaient le complot. Or Julien, dans un curieux passage des Caesares, reproche à celui-ci d’avoir laissé le pouvoir à son fils, alors que son gendre Claudius Pompeianus, le propre mari de Lucille, était tout à fait capable de gouverner. Il est donc vraisemblable que, en dépit des dénégations ou des silences de l’historiographie, Lucille voulut remplacer son frère par son époux car c’était pour elle le moyen le plus facile de reconquérir le rang qui avait jadis été le sien et de confisquer le pouvoir au profit de ses descendants.
Abstract:
The circumstances of the conspiracy that Lucilla, the second daughter of Marcus Aurelius, hatched against her brother Commodus at the beginning of his reign are relatively well-known, thanks to the joint testimonies of Cassius Dio, Herodian and the Historia Augusta. However, we do not clearly understand whom she wanted to make emperor in his place. Her accomplices, Claudius Pompeianus Quintianus and M. Ummidius Quadratus, although members of the imperial family, could not have passed for credible pretenders in the eyes of the senators and amici of Marcus Aurelius, who supported the plot. Julian, in a curious passage of the Caesars, blames Marcus for having given power to his son, when his son-in-law Claudius Pompeianus, husband of Lucilla, was perfectly able to govern. It is thus probable that, despite the denials or silences of historiography, Lucilla wanted to replace her brother with her husband because this was the easiest way for her to regain her former rank and to take possession of the Empire in favour of her descendants.
133-148
Georges RAEPSAET – Marie-Thérèse RAEPSAET-CHARLIER (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Les briques et tuiles inscrites de Sains-du-Nord (Cité des Nerviens). Réflexions sur l’usage économique de l’écriture dans le monde gallo-romain
Résumé
Auteur(s) : Georges RAEPSAET – Marie-Thérèse RAEPSAET-CHARLIER (Univ. libre de Bruxelles, Belgique)
Titre : Les briques et tuiles inscrites de Sains-du-Nord (Cité des Nerviens). Réflexions sur l’usage économique de l’écriture dans le monde gallo-romain
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 76
Date : 2007
Pages : 133-148
Résumé :
Nouvelle édition, sur la base d’un réexamen, d’un graffito avant cuisson sur brique (AE 1997, 1140 = 2001, 1398) provenant d’un site d’habitat au sud de Bavay-Bagacum. Il s’agit d’un compte de briqueterie mentionnant un transport d’argile avec sans doute sa rémunération. Un deuxième graffito sur tuile du même endroit procure un nom et une date. Les auteurs inscrivent leur analyse dans la perspective des usages de l’écriture en contexte économique et de l’alphabétisation en milieu artisanal et rural.
Abstract:
This new edition, based on a re-reading, examines a graffito (AE 1997, 1140 = 2001, 1398) found inscribed before firing on a brick from a Gallo-Roman settlement near Bavay-Bagacum. The inscription concerns a brick-factory account and mentions the transporting of some clay, perhaps with its payment. A second graffito on a tile from the same place gives a name and a date. The authors analyse the impact of these texts on the economic uses of inscribed documents and the question of literacy among craft and rural people.
Mélanges
149-156
Miryam LIBRAN MORENO (Univ. de Extremadura, Espagne), El motivo amatorio de las palabras de amor (ἀριστύς blanditiae) y el texto de Esquilo, fr. 44.1 R. (Danaides)
157-162
Thomas GÄRTNER (Univ. zu Köln, Allemagne), Zur Deutung des kallimacheischen Epigramms über die Phainomena des Arat
163-169
Eugenio AMATO (Univ. de Fribourg, Suisse), Note esegetico-testuali a Dione di Prusa I: Su Socrate (or. LIV)
171-176
Neil ADKIN (Univ. of Nebraska at Lincoln, USA), The Etymology of segnis in Vergil
177-183
Willy EVENEPOEL (KULeuven, België), Cicero’s Laelius and Seneca’s letters on friendship
185-188
W. Jeffrey TATUM (The Florida State Univ., USA), Martial 8.82
189-193
Alain DELATTRE (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Une allusion à la République de Platon dans la version copte de la Vie de Sévère d’Antioche attribuée à Athanase
Chroniques
195-203
Wannes GYSELINCK (Univ. Gent, België), Pinning down Proteus: Some Thoughts on an Innovative Interpretation of Philostratus’ Vita Apollonii
205-220
Stéphane BENOIST (Univ. Charles de Gaulle, Lille 3, France), Vitae Caesarum et histoire impériale : Rome au miroir de ses princes
221-229
Monique DONDIN-PAYRE (CNRS, Paris, France), Chronique africaine
Comptes rendus
231-682
