In Memoriam
Albert DEMAN (1926-2005)
Articles
1-19
Yves DUHOUX (Univ. catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique), Les nouvelles tablettes en linéaire B de Thèbes et la religion grecque
Résumé
Auteur(s) : Yves DUHOUX (Univ. catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique)
Titre : Les nouvelles tablettes en linéaire B de Thèbes et la religion grecque
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 1-19
Résumé :
Les quelque 240 nouvelles tablettes en linéaire B de Thèbes découvertes entre 1993 et 1995 par V. Aravantinos suscitent bien des débats. Leurs éditeurs, suivis par l’immense majorité des mycénologues, sont convaincus qu’elles livrent des nouveautés remarquables : une « triade divine » préfigurant la triade sacrée d’Éleusis et rassemblant la « Mère Terre », « (Zeus) Protecteur des fruits » et « Korè » ; des « animaux sacrés ». Mais une petite poignée d’opposants contestent fermement cette façon de voir. L’étude que voici tente de répondre brièvement à cette question : 1) il n’existe aucun élément textuel étayant l’existence d’une triade ; 2) les trois membres de la pseudo-triade sont probablement des humains ; 3) les « animaux sacrés » n’ont pas la moindre existence démontrable.
Abstract:
The ca 240 new Linear B tablets discovered between 1993 and 1995 by V. Aravantinos at Thebes are causing considerable controversy. Their editors, in common with the vast majority of mycenologists, believe they contain remarkable discoveries – e.g. a “divine triad”, prefiguring the Eleusinian sacred triad and bringing together “Mother Earth”, “(Zeus) Protector of fruits” and their daughter “Kore”; “sacred animals” etc. A small number of opponents firmly contest this point of view, however. How should we deal with this difficult problem? The present study attempts briefly to answer this question. We will see that: 1) there is no single textual element supporting the existence of a triad; 2) the three members of the pseudo-triad are probably human beings; 3) there is not the slightest proof of the existence of “sacred animals”.
21-28
Pierre SOMVILLE (Univ. de Liège, Belgique), Deux joyaux poétiques
Résumé
Auteur(s) : Pierre SOMVILLE (Univ. de Liège, Belgique)
Titre : Deux joyaux poétiques
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 21-28
Résumé :
Analyse rhétorique de deux petits textes (SAPPHO, apud Th. Reinach 139-140 ; HADRIEN, H.A. I, 25, 9) tentant de mettre au jour les figures de l’hyperbole sous la brachylogie et de la litote sous l’apparente légèreté. L’amour et la mort y sont convoqués.
Abstract:
Rhetorical analysis of two brief passages (SAPPHO, apud Th. Reinach 139-140; HADRIEN, H.A. I, 25, 9) in order to highlight, beneath the apparent lightness, the hyperbole underlying the brachylogy and litotes. Here love and death are evoked.
29-40
Philipp BRANDENBURG (Christian-Albrechts Univ. zu Kiel, Allemagne), The Second Stasimon in Sophocles’ Oedipus Tyrannus
Résumé
Auteur(s) : Philipp BRANDENBURG (Christian-Albrechts Univ. zu Kiel, Allemagne)
Titre : The Second Stasimon in Sophocles’ Oedipus Tyrannus
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 29-40
Résumé :
Le second stasimon de l’Œdipe-roi de Sophocle. Cet article traite la question de savoir de qui le chœur parle dans le deuxième stasimon. Laius, Jocaste, ou même Œdipe lui-même ont été proposés, mais la solution la plus convaincante a été présentée par Sidwell : le chœur assume l’illusion d’Œdipe qu’une bande des insurgés conspire à s’emparer de son pouvoir. Cet article apporte davantage d’arguments afin de renforcer le point de vue de Sidwell. Compris de cette façon, le stasimon est en conformité avec l’attitude humble du chœur. Alors seulement les allusions autrement incompréhensibles au meurtre de Laius et la contrefaçon des oracles s’éclairent.
Abstract:
This paper deals with the question who the Chorus are talking about in the second stasimon. Laius, Iocaste, or even Oedipus himself have been suggested, but the most conclusive solution was introduced by Sidwell: the Chorus take over Oedipus’ delusion that a band of insurgents conspires to seize his power. This paper adduces further evidence and argument in order to strengthen Sidwell’s point of view. Understood in this way, the stasimon is in line with the humble attitude of the Chorus, and the otherwise incomprehensible allusions to the murder of Laius and to the forgery of oracular sayings become clear.
41-50
Adam DROZDEK (Duquesne Univ., Pittsburgh, USA), Protagoras and Instrumentality of Religion
Résumé
Auteur(s) : Adam DROZDEK (Duquesne Univ., Pittsburgh, USA)
Titre : Protagoras and Instrumentality of Religion
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 41-50
Résumé :
Protagoras exprime un agnosticisme en matière religieuse. Si les dieux existent, il faut considérer que leur nature est si différente de la nature humaine que les humains ne sont pas capables d’y accéder. Toutefois, Protagoras reconnaît le fait que l’instinct religieux est primaire chez les humains et peut être envisagé en fonction de l’ordre d’apparition d’autres manifestations de sagesse : après le culte aux dieux, les humains ont développé le langage, la construction de maisons, la fabrication de vêtements, et la production d’aliments. Les premiers actes de sagesse chez les humains leur sont spécifiques : religion et langage. Protagoras reconnaît donc que l’homme est un être religieux, et exprime en même temps son désintérêt pour la discussion théologique. Protagoras comprend la religion en tant que pratique sociale et comme outil dans les mains des dirigeants. Le Sophiste certifie que les citoyens adhèrent à cette situation et considère que le système est meilleur que tout ce qu’ils pourraient proposer d’autre par eux-mêmes.
Abstract:
Protagoras expresses agnosticism in the matter of religion. If gods exist, their nature can be considered so different from human nature that humans would not be able to fathom them. However, Protagoras recognizes the fact that religious instinct is primary in humans, which can be seen from the order in which other manifestations of wisdom appeared: after worship of the gods, humans developed language, building houses, making cloths, and processing foods. The first acts of wisdom in humans are very specific to humans: religion and language. Protagoras thus recognizes man as a religious being, and at the same time he expresses his disinterest in discussing theology. Religion was understood by Protagoras as a social practice and a tool in the hands of the ruler, and the Sophist makes certain that citizens agree with that and considers it to be better than anything they themselves could propose on their own.
51-67
Giuseppe MAZZARA (Univ. di Palermo, Sicile), La rhétorique éléatico-gorgienne d’Alcidamas chez Diogène Laërce (IX, 54) et des quatre fonctions fondamentales du λόγος
Résumé
Auteur(s) : Giuseppe MAZZARA (Univ. di Palermo, Sicile)
Titre : La rhétorique éléatico-gorgienne d’Alcidamas chez Diogène Laërce (IX, 54) et des quatre fonctions fondamentales du λόγος
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 51-67
Résumé :
Le but de cette étude est de montrer comment le témoignage de Diogène Laërce (IX, 54) concernant les quatre fonctions du λόγος d’Alcidamas (φάσις – ἀπόφασις – ἐρώτησις – προσαγόρευσις : affirmation – négation – demande – réponse) peut être considéré comme fondé tant du point de vue rhétorique que philosophique. On peut tirer deux ordres de considérations : le premier couple (φάσις – ἀπόφασις) pourrait être rapporté à la fonction anti-prédicative du λόγος, mais aussi à la fonction prédicative impliquée dans la dialectique de l’ἀντίθεσις qui était propre à Gorgias ; le deuxième (ἐρώτησις – προσαγόρευσις) serait à rapporter à la rhétorique de l’improvisation et de la πολυτροπία, elles aussi gorgiennes. Deux points sont développés : 1) l’éléatisme dialectique gorgien d’Alcidamas, où sont soulignés les concepts de vérité et de vraisemblance et de philosophie et du sophiste philosophe ; 2) l’herméneutique d’Alcidamas comme μίμησις τῶν πραγμάτων du point de vue expositif et stylistique.
Abstract:
This study aims to show that the testimony of Diogenes Laertius (IX, 54) regarding the four functions of the λόγος by Alcidamas (φάσις – ἀπόφασις – ἐρώτησις – προσαγόρευσις) negation question answer) could be considered as justified from both rhetorical and philosophical points of view. It offers the opportunity for two trains of thought: the first pair (φάσις – ἀπόφασις) could be related to the anti-predicative function of λόγος, but also to the predicative function implied in Gorgias’ own dialectics of ἀντίθεσις. The second pair (ἐρώτησις – προσαγόρευσις) would be related to the rhetoric of improvisation and of πολυτροπία, also characteristic of Gorgias’ rhetoric. Two points are developed: 1) The gorgian dialectic eleatism of Alcidamas, in which are emphasised the concepts of truth and likelihood and of philosophy and the philosophic sophist; 2) Alcidamas’ hermeneutics, such as from the explanatory and stylistic point of view.
69-82
Paul MCKECHNIE (Univ. of Auckland, Nouvelle-Zélande), Beau Monde and Demi-Monde in Alexandria, 323-116 BC
Résumé
Auteur(s) : Paul MCKECHNIE (Univ. of Auckland, Nouvelle-Zélande)
Titre : Beau Monde and Demi-Monde in Alexandria, 323-116 BC
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 69-82
Résumé :
Le but de cet article est de relancer le débat sur le rôle des hétaïres en Alexandrie hellénistique en discutant de certains points soulevés par Alan Cameron dans son livre Callimachus and his Critics (1995). Pour ce faire, certains passages des œuvres d’Asclépiade, de Posidippe et d’Hédyle seront analysés en fonction de ce qu’ils peuvent apporter à l’appui de la discussion. Suivant la thèse que les épigrammes amoureux doivent être compris dans le contexte des symposiums et de ce qu’ils enferment en matière de mœurs masculines, l’auteur de cet article cherche à mettre en relief les maintes références faites, de ces poèmes, aux rapports soutenus entre des hommes riches et cultivés et des femmes (qu’elles soient hétaïres ou pas) sorties de tous les rangs sociaux, et bénéficiant de l’occasion d’entrer en relations amoureuses avec des hommes. La vie des adhérents à ce cénacle d’élite et précurseur trouve son écho aussi dans Sirach 32, où l’éducation du lecteur juif en la susdite matière est prise en main par le sage. Sirach 9 contient égale¬ment des avis sur la conduite correcte envers les femmes, surtout dans des situations où l’on risque de tomber en quelque faute grave touchant la morale.
Abstract:
In this article debate is continued about hetaerae in Hellenistic Alexandria, engaging with points made by Alan Cameron in Callimachus and his Critics (1995). Evidence from the works of Asclepiades, Posidippus and Hedylus is examined. It is proposed that love epigrams should be viewed in the context of how men behaved at a symposium, and that they reflect interaction between men of an educated, literary-minded upper class and a wide range of women who (whether hetaerae or not) had the chance to indulge in love affairs. The life of this trend-setting minority is reflected also in Sirach 32, where the sage instructs Jewish readers on how to behave at a symposium; Sirach 9, concomitantly, commends morally correct behaviour towards women, in a social context where temptation can be expected.
83-110
Maria YPSILANTI (Univ. of Cyprus, Nicosie, Chypre), Literary Loves as Cycles: From Meleager to Ovid
Résumé
Auteur(s) : Maria YPSILANTI (Univ. of Cyprus, Nicosie, Chypre)
Titre : Literary Loves as Cycles: From Meleager to Ovid
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 83-110
Résumé :
Les amours littéraires en cycles. De Méléagre à Ovide. L’importance de Méléagre pour la poésie érotique grecque et latine est bien connue. Cet article livre des observations sur le traitement cyclique de Méléagre dans ses poèmes sur des filles et des garçons, et sur sa technique des couples de poèmes. La comparaison avec des techniques semblables dans des épigrammes grecques plus tardives et dans la poésie romaine de l’âge d’or permet de mieux apprécier l’influence de Méléagre sur les poètes des siècles ultérieurs et montre comment et dans quelle mesure la poésie érotique de Rome a puisé à son programme poétique.
Abstract:
The importance of Meleager for later Greek and Roman erotic poetry is well known. The present paper offers observations on the cyclical approach by Meleager in his poems on girls and boys and, within this, his pair-of-epigrams technique. A comparison with similar techniques in later Greek epigrams and Roman erotic poetry of the first century B.C. allows a greater appreciation of Meleager’s importance and influence on later poets and reveals the manner and the extent to which his poetic works have inspired and constituted a guide for Latin love poetry.
111-118
Duane W. ROLLER (The Ohio State Univ., Lima, USA), Seleukos of Seleukeia
Résumé
Auteur(s) : Duane W. ROLLER (The Ohio State Univ., Lima, USA)
Titre : Seleukos of Seleukeia
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 111-118
Résumé :
Séleukos de Séleucie (ca. 160-120 av. J.-C.) est un obscur érudit hellénistique assez énigmatique. C’est un théoricien ancien de l’activité des marées, et il a également livré un essai de théorie héliocentrique. Il est connu pour avoir écrit deux traités, mais ils ont été conservés dans d’obscurs fragments presque totalement incompréhensibles, largement cités par Strabon et Aétius, mais aussi par l’érudit arabe al-Razi.
Abstract:
Seleukos of Seleukeia (ca. 160-120 B.C.) was an intriguing yet shadowy Hellenistic scholar. He was an important early theorist about tidal activity, and also offered a proof of the heliocentric theory. He is known to have written two treatises, but they survive only in obscure and virtually incomprehensive fragments, quoted largely by Strabo and Aetios but also the Arab scholar al-Razi.
119-135
Émilia NDIAYE (Univ. d’Orléans, France), L’étranger « barbare » à Rome : essai d’analyse sémique
Résumé
Auteur(s) : Émilia NDIAYE (Univ. d’Orléans, France)
Titre : L’étranger « barbare » à Rome : essai d’analyse sémique
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 119-135
Résumé :
Barbarus est l’un des noms de l’« étranger » dont disposent les Latins, souvent considéré comme un synonyme des autres termes (alienigena, exter, externus, hospes, hostis, peregrinus). Le recours à l’étymologie éclaire sur les motivations de cet emprunt au grec. L’analyse sémique de quelques occurrences (principalement des citations de Cicéron) permet de mesurer la qualité de la relation synonymique entre l’adjectif et les autres noms de « l’étranger ». Les sèmes propres de barbarus, /caractérisé par la feritas/ et /caractérisé par la uanitas/, enrichissent sa polysémie et lui confèrent un poids rhétorique fort. Les auteurs latins choisissent cet adjectif plutôt que ses synonymes dès lors qu’ils cherchent à stigmatiser l’étranger, en soulignant sa « barbarie » qui l’exclut du territoire romain comme dangereux ou indigne.
Abstract:
Barbarus is one of the words used in Latin to designate the “foreigner”, which is often regarded as a synonym of other terms (alienigena, exter, externus, hospes, hostis, peregrinus). The word’s etymology helps us to understand why it was borrowed from the Greek. A semic analysis of some instances (mainly quotations of Cicero) has enabled us to evaluate the quality of the synonymic relationship between barbarus and the other words for “stranger”. The specific semes of barbarus, /characterised by feritas/ and /characterised by uanitas/, widen the polysemy of this adjective and give this term a strong rhetoric weight. Latin authors use this word rather than the other terms when they want to stigmatise the foreigner by underlining his “barbarity” in order to exclude him from Roman territory for being dangerous or unworthy of it.
137-170
Emily A. HEMELRIJK (Univ. of Utrecht, Pays-Bas), Priestesses of the Imperial Cult in the Latin West: Titles and Function
Résumé
Auteur(s) : Emily A. HEMELRIJK (Univ. of Utrecht, Pays-Bas)
Titre : Priestesses of the Imperial Cult in the Latin West: Titles and Function
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 137-170
Résumé :
Sur la base d’un corpus de 258 inscriptions des prêtresses du culte impérial en Italie et les provinces occidentales de l’Empire romain du Ier au IIIe siècle ap. J.-C., cet article examine les titres des prêtresses du culte impérial et la nature de leur prêtrise. Sont tout spécialement étudiés l’usage de deux titres différents (flaminica et sacerdos) et les ajouts à ces titres, avec leur distribution géographique et chronologique, et la relation entre ces titres et la position sociale et la fonction des prêtresses en question.
Abstract:
This article deals with the priestesses of the imperial cult in the cities of Italy and the western provinces of the Roman Empire in the first three centuries AD. On the basis of a corpus of 258 inscriptions set up by, or for, these priestesses the nature of their priesthood is studied. Special attention is paid to the titles used for them (flaminica and sacerdos) and the various additions to these titles, their geographical and chronological distribution, and the relationship between these titles and the status and priestly function of the priestesses in question.
171-187
Jacques SCHAMP, Les « petits-fils » de Jean le Lydien ou le parfum du scorpion
Résumé
Auteur(s) : Jacques SCHAMP
Titre : Les « petits-fils » de Jean le Lydien ou le parfum du scorpion
Revue : L’Antiquité Classique
Volume : 74
Date : 2005
Pages : 171-187
Résumé :
Après la loi des Douze Tables, les Romains en donnèrent une autre De nepotibus, selon J. le Lydien (Mag. I, 42) qui explique le sens « dissipateur » de nepos. On n’a pas remarqué jusqu’ici qu’il recourt à une tradition d’après laquelle les scorpions dévoraient leurs pinces l’hiver avant de les recouvrer au printemps au contact d’une tige de calamintha nepeta L. Dans la mythologie, les propriétés aromatiques bien connues de calamintha sont liées aux idées d’amour et de mort. Devenu veuf de très bonne heure, Jean était probablement méfiant à l’endroit du mariage et des aléas de la reproduction humaine.
Abstract:
Johannes Lydus’ “grandsons” or the Scorpion’s Perfume. After the so-called Twelve Tables law the Romans introduced another, De nepotibus, according to J. the Lydian (Mag. I, 42) who proposes the meaning “spendthrift” for the word nepos. To date it has gone unnoticed that he bases his argument on a tradition, according to which scorpions devour their own claws during the winter before regaining them on touching a stalk of calamintha nepeta L. In mythology the well known aromatic properties of calamintha are connected with the ideas of love and death. As a widower who lost his wife very early, John was probably mistrustful of marriage and the risks associated with human reproduction.
Mélanges
189-194
Eugenio AMATO (Univ. de Fribourg, Suisse), Noterelle critico-testuali ai Progimnasmi di Severo Alessandrino
195-198
Simon BYL (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Ὀτρύγη ou τίφη ζεία (Régime II, 43 = CMG I 2, 4, p. 166 ed. Joly-Byl)
199-206
Koen VANHAEGENDOREN (Univ. of Thessaly, Grèce), Ovid, Metamorphoses 1.258. Textual Criticism and Ovidian Mockery
207-210
Thomas GÄRTNER (Univ. zu Köln, Allemagne), date gentibus iras (Luc. Phars. II 47)
211-215
John HUNT (Villanova Univ., USA), Textual Problems in the “Metz Epitome”
217-223
Arthur KEAVENEY (Univ. of Kent at Canterbury, Grande-Bretagne), Sulla and the Games of Hercules
225-231
Marie-Thérèse RAEPSAET-CHARLIER (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Réflexions sur les anthroponymes « à double entrée » dans le monde romain
Chroniques
233-242
Françoise VAN HAEPEREN (Univ. catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique), Cultes et sanctuaires d’Ostie : quelques réflexions à partir d’un ouvrage récent
243-255
Christian LAES (KULeuven, België), À la recherche de la vieillesse dans l’Antiquité gréco-romaine
257-266
Natacha MASSAR (Univ. libre de Bruxelles, Belgique), Les médecins dans la documentation épigraphique grecque : Reflets changeants d’un métier honorable
267-273
Nicolas RICHER (ENS-LSH, Lyon, France), L’histoire péloponnésienne archaïque : problèmes chronologiques. À propos d’un livre récent
275-281
Alain DUPLOUY, La sculpture grecque est-elle un objet d’histoire ? À propos de deux ouvrages récents
Comptes rendus
283-703
